A Montignies-sur-Sambre, une petite
ville du “ pays noir ” belge, Sandrine, qui n’a
pas encore vingt ans, vend des fromages au supermarché
du coin et fait quelques manucures le soir pour arrondir ses fins
de mois.
Depuis longtemps, Sandrine poursuit un rêve : ouvrir
son salon d’esthétique. Sa mère Anna la
pousse à fond dans cette voie et elle a même déjà
payé la garantie d’ un petit local qu’elle
compte aménager elle-même. Italienne immigrée
comme son mari, elle est femme de ménage et ne désire
qu’une seule chose : que sa fille réussisse là
où elle a échoué, dit-elle.
Un jour à la radio, Sandrine entend parler d’un
concours, on va élire une Miss Montignies. Elle n’hésite
qu’un court instant avant de s’inscrire : si elle
gagne, elle obtiendra la confiance des banquiers qui jusqu’à
présent lui refusent obstinément un prêt.
C’est surtout l’opportunité de devenir quelqu’un
de “ connu ” ce qui ne manquera pas d’attirer
les clients.
Durant la soirée de pré-selection, Sandrine voit
accidentellement son père en plein ébat amoureux
avec la mère de Gianna, sa meilleure copine. Elle est
complètement désorientée mais n’ose
rien dire à sa mère trop heureuse de voir sa fille
pré-selectionnée. Anna veut mettre toutes les
chances de leur côté. Elle ira elle-même
distribuer des tracts pour l’élection de sa fille
à la grande fête du foot.
A trois mois du “ grand bal ” qui clôt la
compétition, Sandrine apprend qu’elle est disqualifiée
parce qu’elle a menti a l’inscription sur son tour
de poitrine. Alors que Sandrine est sur le point de rejoindre
Paolo, son amoureux qui vient de s’installer à
Bruxelles, sa mère apprend la liaison de son mari et
l’élimination de Sandrine. C’est trop pour
Anna qui tente de se suicider.
Sandrine ne supporte plus le désespoir de Anna, sa décision
est prise : elle ne décevra plus sa mère et va
gagner le concours à tout prix.